Les comités techniques de francopol

Qu’est-ce qu’un comité technique?

Un comité technique est formé d’experts internationaux travaillant sur une thématique d’intérêt stratégique. Ces comités permettent aux experts d’échanger afin de résoudre des problématiques de sécurité spécifiques. C’est un réseau restreint d’experts et de praticiens qui échangent sur les défis du domaine policier, des méthodes de travail, de la recherche et de l’innovation.

Pourquoi faire partie d’un comité technique francopol?

La participation à un comité technique Francopol favorise le développement de meilleures pratiques policières par la mise en commun des recherches et des réflexions en matière de formation et d’expertise policières. Par ailleurs, elle permet de demeurer à l’affût des nouvelles tendances et des innovations en s’inspirant des partenaires et des experts œuvrant dans le secteur. Les documents internes des organisations membres - services et écoles de police, établissements d’enseignement et de recherche - sont mis à la disposition des comités pour faciliter le développement de pratiques innovantes.

Une étude récente du Centre francophone d'informatisation des organisations (CEFRIO), situé aux HEC Montréal, souligne que les praticiens qui participent à des comités techniques permettent à leur organisation d’attache de profiter de gains de productivité importants. L’échange de contenus et l’interaction des participants dans une structure souple et transversale permettent de maximiser le temps de travail dévolu à la recherche et au développement, d’accroître la productivité des ressources humaines impliquées et d’évaluer les processus de travail. Ce faisant, l’échange de savoirs et de compétences entre les différents partenaires prenant part aux comités techniques de Francopol permet d’accroître leurs habiletés techniques et professionnelles. Ainsi, faire partie d’un comité technique permet d’intégrer une organisation qui est un pôle d’excellence dans le partage et l’émergence de nouvelles tendances en matière policière.

Est-ce que faire partie d’un comité technique occasionne des déplacements internationaux?

FRANCOPOL est avant tout un réseau en ligne qui favorise l’utilisation des technologies de l’information et des communications. Si le comité souhaite réunir ses membres, les frais de déplacement sont alors à la charge des organisations participantes. Certains comités peuvent cependant bénéficier de subventions externes dont les fonds peuvent servir à couvrir des frais de déplacement pour la tenue d’une activité spécifique. La recherche de financement et la gestion de la trésorerie sont assurées par le secrétariat général du réseau FRANCOPOL.

Quels sont les moyens d’interagir au sein du comité?

Les actions posées par un comité technique peuvent prendre des formes variées. Le comité peut, entre autres, prévoir des conférences téléphoniques, des échanges documentaires, fixer des rencontres en face à face, organiser un séminaire annuel de transfert de connaissances, etc. Le comité peut aussi convoquer des experts dans son domaine d’étude et maintenir une liste de questions d’intérêt des projets valables et des problèmes auxquels il devrait s’attaquer; tout en veillant à prioriser les points importants que celle-ci contient. Il peut aussi élaborer un corpus documentaire, ou encore un référentiel de connaissances. Enfin, le partage des lectures pertinentes et la rédaction de commentaires critiques peuvent aussi faire parties des activités d’un comité technique.

Comment utiliser les web-conférences?

FRANCOPOL met à la disposition des membres l’outil Webex. Cet outil informatique permet d’organiser des conférences en ligne sans téléchargement de logiciel. FRANCOPOL offre ce service aux membres qui peuvent se joindre à une conférence en allant sur le site internet qui est indiqué dans le courriel d’invitation à participer à la conférence. Les personnes ayant une webcam peuvent transmettre leur vidéo en ligne et les participants peuvent consulter ou modifier des documents partagés ou visionner un diaporama PowerPoint.

Qu’est-ce que le carrefour francopol de l’information et du savoir (cfis)?

Le Carrefour Francopol de l’information et du savoir est un lieu virtuel de partage et d’échange des connaissances. Le portail se matérialise telle la plaque tournante du comité technique en offrant aux membres un accès unique à plusieurs sources d’information, dont une collection de documents d’analyse de qualité portant sur les enjeux qui préoccupent le milieu policier francophone ainsi qu’un nombre grandissant de bases de données, un lieu virtuel de partage et d’échange pour les experts de tous les milieux et un système d’alertes et de bibliographies personnalisées.

Quel est le rôle du secrétariat francopol?

Le rôle du secrétariat Francopol consiste principalement à mettre les experts du réseau en contact. Il fait connaître les retombées du comité technique via le bulletin Francopol et le site internet Francopol. Il recherche du financement et gère le budget. Le secrétariat offre également des outils de communications et soutient le fonctionnement du comité technique.

Les bénéfices potentiels du comité technique pour l’organisation

Plusieurs bénéfices amènent les organisations à encourager la mise en place des comités techniques. Parmi ceux-ci, les divers gains de productivité, l’avancement de l’apprentissage, ainsi que la stimulation de l’innovation et de la créativité au sein de l’organisation en représentent les motifs principaux. Précisément, l’existence de comités techniques permet d’aider les entreprises à réaliser leur stratégie d’affaires, de générer de nouveaux domaines d’activité, de résoudre certains problèmes, d’augmenter la rapidité de la transmission des meilleures pratiques, de développer des habiletés professionnelles, ainsi que de recruter et de conserver les employés compétents.

Les comités techniques – en rassemblant des personnes autour d’une thématique plutôt qu’en fonction de la proximité géographique – constituent un fil conducteur transversal qui permet de se renseigner efficacement et d’éviter, notamment, la répétition ou la duplication d’efforts. Dans un environnement où beaucoup de temps est consacré à la recherche, la mise en commun des connaissances d’experts internationaux travaillant sur une même thématique peut permettre de maximiser le temps de travail et, du même coup, maximiser les gains pour l’organisation. De plus, la raison d’être d’un comité technique est principalement reliée à l’apprentissage direct, tant individuel qu’organisationnel. Le comité constitue ainsi un moyen de choix pour le transfert intergénérationnel en facilitant l’échange et le partage des connaissances. L’espace de conversation alors créé par l’existence du comité technique est un foyer idéal de transmission des valeurs, des façons de faire, d’anecdotes et de faits d’armes qui forment la culture de l’organisation, sans parler bien sûr d’éléments pratiques comme des outils, des méthodes, des processus. Enfin, un employé actif au sein d’un comité technique bénéficie d’un espace distinct où il peut aborder des situations en dehors des schèmes de pensée habituels ayant cours dans son groupe d’attache, ce qui lui permet de générer de nouvelles idées.

Les avantages pour les participants du comité technique

En plus de bénéficier des retombées organisationnelles, les membres du comité technique bénéficient du partage des connaissances et des expertises à l’échelle internationale, trouvent de l’aide pour les défis auxquels ils font face dans leur pratique et sont davantage capables, à leur tour, d’aider leur équipe de travail ou le service dont ils sont issus (Wenger, McDermott et Snyder, 2002). Ils ont accès à un forum pour développer leurs compétences, à un réseau pour se maintenir à jour dans leur domaine, ce qui favorise inévitablement leur développement professionnel et leur socialisation dans leur champ d’expertise.

Comment fonctionnent les comités techniques?

Les comités techniques sont animés par un coordonnateur qui effectue le lien avec Francopol. Les comités utilisent les technologies de l’information et des communications pour son fonctionnement. Ces outils sont le site internet de Francopol, le Carrefour Francopol de l’information et du savoir (CFIS) et les technologies de communication, telles les web-conférences et les blogues.

Quel est le rôle du coordonnateur ?

Le coordonnateur anime le comité technique en stimulant les échanges entre les participants. C’est à lui à qui revient la tâche de dynamiser la communauté et d’orienter ses efforts. Son rôle est multiple en ce sens où c’est à la fois à lui de maintenir un certain niveau d’activité au sein du comité technique, de favoriser les échanges entre experts, de maintenir un climat propice à la réflexion, et de soutenir et structurer la démarche de la communauté. De plus, il convoque et préside les réunions d’échange, il anime un blogue, alimente une page web et fait le suivi auprès du Secrétariat général de Francopol.

Quel est le rôle du participant?

Les participants proposent des thèmes d’échange et font circuler les demandes d’information au besoin. Ils échangent du matériel documentaire, partagent des analyses et des expériences de travail. Ils posent des questions sur les pratiques des partenaires, et échangent sur les succès et les difficultés liées à une problématique spécifique. Ils utilisent le réseau de contacts pour approfondir leurs connaissances et accroître leur performance. Ils peuvent également mettre en place des partenariats pour réaliser des mandats conjoints. L’implication de chacun des participants demeure l’élément essentiel à la pérennité et l’efficience du comité technique.

Quels sont les obstacles aux comités techniques?

Les obstacles liés aux comités techniques sont essentiellement attribuables à un manque de compréhension ou d’appui de la part des organisations. Il demeure ainsi important d’expliquer aux cadres intermédiaires en quoi consiste le comité technique et leur expliquer ses avantages. En ce sens, il faut rester vigilant afin d’éviter qu’un gestionnaire qui se sentirait menacé par une telle initiative ne vienne malencontreusement lui mettre des bâtons dans les roues.

De plus, le manque de temps alloué aux discussions et le manque de ressources sont d’autres facteurs qui peuvent également venir miner la réussite des comités techniques. Le choix de participants partiellement intéressés ou manquants de compétences quant au sujet traité peut causer des retards dans les livrables attendus et des problèmes de nature relationnelle. De plus, un sujet de recherche mal circonscrit peut causer une surcharge de travail pour les participants et affecter la motivation des membres.

Quels sont les facteurs de succès d’un comité technique?

Les facteurs de succès dépendent d’abord du choix d’une thématique stratégique pouvant susciter la motivation des participants. L’impact du comité technique devient d’autant plus important lorsque celui-ci a pour objet des thèmes et des questions directement reliés à une problématique de sécurité. Ce faisant, la thématique doit être à la fois assez large pour interpeller la majorité des participants, et assez circonscrite pour arriver à des résultats concrets.

Les participants doivent disposer de suffisamment de temps afin de coopérer et de faire des apprentissages significatifs. Ces derniers doivent également disposer des ressources, tant financières qu’informationnelles, nécessaires au bon déroulement des comités. Ils doivent par ailleurs agréer aux règles de fonctionnement du comité. Enfin, il demeure primordial de favoriser les gestes de reconnaissance envers les participants suivant leur collaboration soutenue aux comités techniques, et ce, tout particulièrement lorsqu’ ils y consacrent généreusement temps et énergie.

Somme toute, faire partie d’un comité technique du réseau Francopol doit répondre aux intérêts et aux besoins de ses membres, tout en permettant de développer leur expertise dans une atmosphère stimulant l’échange et l’apprentissage. En favorisant ainsi le contact rapide entre experts internationaux soucieux de faire foisonner leur savoir sur des problématiques de sécurité spécifiques, le comité devient un outil pertinent et complémentaire au lieu de travail de ses participants.

Comment faire partie d’un comité technique ?

Liste des comités techniques

S’inscrire à un comité

Pour faire partie d’un comité, il faut tout d’abord que l’organisation à laquelle vous appartenez soit membre du réseau FRANCOPOL. Le nombre de participants aux comités étant restreint, un seul expert par organisation est généralement représenté dans un comité. Il suffit ensuite de faire part de votre intention de participer au secrétariat du réseau à l’adresse suivante : francopol@surete.qc.ca

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