Comité technique
FRANCOPOL : la force d’un réseau
Cybercriminalité, criminalité technologique et informatique. C’est le phénomène de l’heure en matière de criminalité transnationale. Les criminels sont de plus en plus organisés, plus habiles et plus au fait des nouvelles technologies de l’information et des communications (NTIC). Qui plus est, les crimes technologiques et informatiques, voire les criminels qui les commettent, sont de plus en plus nombreux. Et, si cela se poursuit ainsi, la criminalité informatique sera, dans les années à venir, une des formes les plus importantes de crime.
Les gains financiers découlant d’actes criminels organisés poussent les individus à collaborer entre eux, rendant ainsi leur action à la fois plus efficace et plus étendue. Lorsque cette coopération se fait de manière systématique, nous pouvons voir apparaître une forme d’organisation des affaires criminelles.
Les récentes observations démontrent que les cybercriminels, notamment en matière d’exploitation sexuelle d’enfants commise sur le réseau Internet, voient leur potentiel de réussite augmenter de manière substantielle s’ils s’adressent à des cibles parlant leur langage.
L’actualité démontre que les francophones n’échappent pas à ce phénomène et sont impliqués dans le spectre de la cybercriminalité. À ce titre, de nombreux exemples de fraudes illustrent que des francophones sont victimes d’autres francophiles, notamment sur les sites web de petites annonces classées, les sites de recherche d’emploi, et les sites de rencontre, pour ne nommer que ceux là. Les forces de l’ordre doivent échanger sur les moyens de mettre un frein à ce fléau, et ce, en tenant compte du caractère international et sans frontière du réseau internet. Actuellement, la majeure partie des réseaux internationaux voués à combattre les cybercrimes échangent uniquement en anglais.
Fort de ce constat, Francopol a créé à même sa structure et son réseau, un groupe de travail sur la cybercriminalité. Ce groupe de travail est composé d’une dizaine d’experts visant à faciliter les échanges en matière de lutte contre la cybercriminalité.